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La méditation apportera de multiples bénéfices dans votre existence féline, elle est source de profonds changements et un outil précieux pour votre quête spirituelle. Pour bien méditer, il faut tout d'abord un endroit où vous puissiez vous consacrer à ce travail. Il sera calme, un peu à l'écart des humains et des agitations du monde profane. La température qui y règnera sera agréable, la luminosité raisonnable. Installez-vous sur un coussin pas trop mou (vous recherchez l'éveil pas le sommeil) et prenez la posture de méditation telle que sa Sainteté va vous la décrire. Les Maîtres nous enseignent "Si vous créez les conditions favorables dans votre corps et dans votre environnement, la méditation et la réalisation s'élèveront automatiquement". Il existe plusieurs postures de méditation mais la plus adaptée et la plus correcte est celle dite du "Motus" (puisque vous ne communiquez pas avec votre entourage) ou "Laissemoiachana". Elle est séculaire et est toujours pratiquée par les plus grands Maîtres tant orientaux qu'occidentaux. Cette posture doit pouvoir être tenue longtemps et sans effort. Il est en effet impensable de changer de posture durant la méditation, celle-ci se trouvant alors interrompue. Vous vous placez en position ventrale, pattes arrières repliées de manière classique (et non pas étendues vers l'arrière). Vos pattes avant sont recourbées et pliées comme si elles étaient introduites dans un même manchon. Du bout de votre queue, jusqu'à vos vertèbres cervicales, vos vertèbres sont légèrement relâchées et immobiles. Le menton est légèrement rentré et la tête est en équilibre rigoureux au sommet de la colonne vertébrale. Durant cette méditation, vous aller tout d'abord vous centrer sur votre respiration et la faire lente et régulière. Sentez l'air qui entre et sort lentement par votre museau. Concentrez-vous particulièrement sur une de vos narines. Toute votre attention se centre sur cette partie de votre corps. A partir de cette phase de l'exercice, il est probable que vous ressentiez comme des chatouillements ou des picotements dans différentes parties de votre corps. Il ne s'agit pas d'une mouche ou de quelque autre insecte indésirable et malpoli. Ne vous laissez donc pas allez à vos instincts de chasseur ou à la colère, cela interromprait irrémédiablement la méditation. Vous risquez en plus de vous faire mal. Lorsque donc ces sensations se manifestent, constater la sensation mais laissez passer, poursuivez votre méditation. Des pensées peuvent également jaillir, votre prochain repas, l'emplacement de votre jouet préféré, l'état de votre litière, la présence ou l'absence de l'humain qui vous est attaché, ... . A nouveau, constatez, laissez passer ces pensées sans vous y accrocher. Il ne sert à rien de lutter contre les sensations et les pensées car vous leur donneriez plus de puissance mais ne vous y laissez pas aller non plus. Constatez et laissez passer. Ce ne sont que nuages d'illusions dans le ciel de votre faux mental. En cours de méditation, vous pouvez produire un mantrachat, le plus usuel est le "ROMAOM-ROMAOM" régulier mais vous pouvez aussi vous essayer au "MIAOM" chacré lorsque vous expirez (Cela par contre surprendra l'humain qui vous est attaché, c'est vite inquiet ces machins la).. Attention également à votre queue. Nos automatismes ont souvent pour effet que notre appendice arrière se comporte de manière détestable et se met à se prendre pour un métronome autonome. Il est capital que notre vénérable chasse mouche ne vienne pas perturber notre méditation en se fichant par exemple sous nos narines alors que nous nous concentrons sur notre respiration ou qu'il ne nous ventile les flans et l'échine. Pour les adeptes qui rencontrent fréquemment ces difficultés, sa Sainteté conseille de s'adonner régulièrement à l'exercice de détente totale de la queue tel qu'elle le décrit plus loin dans ce traité. Le retour va s'effectuer en détendant complètement et progressivement tout votre corps. Expirez, laissez-vous allez, puis étirez-vous longuement, baillez ... . Poussez éventuellement le "MIAOM" chacré. Vous voilà à nouveau prêt à contempler le jeu de vos pensées à l'intérieur de vous. |
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